PARIS le 30 Janvier 2004
Ces villes qui donnent l'exemple
Création de lobservatoire régional du bruit en Ile-de-France
30 janvier 2004
Conformément au contrat de plan Etat-Région 2000-2006, Michel Vampouille, vice-président chargé du bruit, a fait voter, jeudi 29 janvier, la création dun Observatoire régional du bruit en Ile-de-France, appelé BRUITPARIF.
A linstar dAIRPARIF, l'observatoire financé par la Région pour surveiller la qualité de lair en Ile-de-France, BRUITPARIF à vocation à évaluer la réalité de lexposition au bruit et de son évolution à long terme, à caractériser la gêne sonore, et à diffuser linformation à tous les Franciliens. La création dun observatoire du bruit à léchelon régional se justifie notamment par le caractère parcellaire et hétérogène des données actuellement disponibles.
Plus concrètement les objectifs fixés sont :
- BRUITPARIF regroupera les grands acteurs institutionnels Etat, Région, Conseil généraux et grandes intercommunalités , les représentants des « bruiteurs » opérateurs de transports (RFF, ADP, SNCFn RATP, ) et constructeurs automobiles , ainsi que les principales associations et organismes concernés.
Source : communiqué du Conseil régional Ile-de-France du
jeudi 20 janvier 2004
www.iledefrance.fr
A QUAND UN TEL OBSERVATOIRE A NICE ??? Suite ...
Lancement d’une étude des effets du bruit sur la santé des Franciliens
Vendredi 30 janvier 2004
La Région Ile-de-France’est engagée jeudi 29 janvier à financer une étude « bruit et santé » de grande ampleur : 80 médecins « enquêteurs », 5000 Franciliens interrogés, pour un budget prévisionnel de 275 000 €. Toutes les sources de bruit - transports, industries, activités, voisinage - seront prises en compte afin de caractériser le plus finement possible les effets sanitaires du bruit. L'Observatoire régional de la santé d'lle-de-France (ORS-IF) était chargé de l’élaboration du cahier des charges de cette étude épidémiologique dont l’importance est comparable à celle de l'étude ERPURS, qui avait permis de justifier et programmer les plans régionaux en faveur de la qualité de l'air. L’enquête entend caractériser les liens entre bruit, gêne sonore et santé, et en particulier les pathologies développées, identifier les indicateurs pertinents à recueillir en continu et permettre à la Région de déterminer les points d'intervention prioritaires. Les données d'exposition, les informations générales seront complétées par un questionnement individuel sur l'exposition au bruit, qui mentionnera des «indicateurs» - la possibilité de dormir les fenêtres ouvertes par exemple -, afin de ne pas focaliser l'attention sur les nuisances sonores. Selon le communiqué, les données sanitaires, seront traitées par questionnaires individuels sur les pathologies anxio-dépressives mais sans exclure les autres maladies. Il est par ailleurs précisé que les facteurs autres que le bruit pouvant avoir des répercussions sur la santé - à savoir les conditions socio-économiques, le stress, le sexe, l'âge, la corpulence, les consommations d'alcool et de tabac -, seront prises en compte. Le comité scientifique chargé du suivi des travaux réunira des représentants des différents intervenants (Région, Ile-de-France environnement, ORS-IF, IAURIF), des experts régionaux et nationaux et des représentants de l'Etat (DRASS). L'ensemble des résultats sera synthétisé dans un rapport final qui sera présenté devant ce comité scientifique puis remis au Conseil régional. Source : communiqué du Conseil régional Ile-de-France du jeudi 29 janvier 2004 - www.iledefrance.frComment développer durablement le trafic aérien ?
En France, on estime à 500 000 le nombre de riverains d’aéroports et d’aérodromes gênés par des nuisances sonores importantes, dont 300 000 pour la seule région Ile-de-France. Les conflits entre associations de riverains et gestionnaires d’aéroports se multiplient, les riverains et leurs élus manifestant leur opposition à des projets d’implantation ou d’extension d’activités aériennes, comme c’est par exemple le cas à propos des plates-formes de Roissy et de Lyon-Saint-Exupéry, ou du projet de troisième aéroport du bassin parisien. Dans la liste des nuisances, il faut ajouter le développement de l’aviation légère de loisirs et commerciale et des hélicoptères. La problématique de conciliation entre développement du transport aérien et qualité de l’environnement urbain fait l’objet d’un débat largement ouvert. Les solutions reposent sur un large éventail de mesures, dont les objectifs sont à la fois d’ordre préventif et répressif. La réduction du bruit produit par les avions, qui a bénéficié d’importants progrès techniques au cours de ces deux dernières décennies, ne pourra à elle seule compenser l’essor du trafic. La prévention de l’urbanisme au voisinage des aérodromes, avec les plans d’exposition au bruit, l’intensification des aides à l’insonorisation des “plans de gêne sonore”, l’optimisation et le contrôle des règles aéroportuaires, l’implication de tous les acteurs socio-économiques concernés au sein de structures de concertation bien codifiées, sont parmi les lignes directrices à suivre pour dessiner les moyens d’un véritable développement durable du transport aérien. Ce chapitre a pour vocation de préciser les enjeux propres au transport aérien, sous l'angle des informations pratiques qu'il convient de connaître lorsqu'on est confronté aux nuisances sonores qu'il occasionne. Actuellement constitué de deux sections consacrées à l'aviation commerciale et aux solutions techniques d'isolation aux bruits extérieurs, ce chapitre s'étoffera très prochainement de sections traitant de l'aviation légère et des hélicoptères.