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QUALITE ALIMENTAIRE, eau, alimentation.
A l'heure où nous rédigeons ce document, peu d'informations sont à notre disposition sur les produits de consommation alimentaire.
Dés que des informations interéssantes nous parviendrons, nous les intégrerons dans ces pages.
Seules des informations sur la qualité de l'eau et son traitement son disponibles et nous vous en présentons un bref résumé.
PREAMBULE
L'EAU, CONTROLE, GESTION, REPARTITION, DISTRIBUTION:
En France une loi du 16 décembre 1964 relative au régime, à la répartition des eaux et à la lutte contre la pollution a remplacé une politique d'ensemble aux aménagements sectoriels et catégoriels relevant d'administrations distinctes.
L'État garde donc normalement, dans sa mission administrative, un contrôle sur l'inventaire, la maîtrise et la gestion de l'eau.
L'une des premières applications de la loi a été la division de la France en six régions, ou «bassins», placés chacun sous l'autorité d'un comité de bassin et d'une agence financière dotée d'une personnalité juridique.
L'agence a la possibilité de percevoir des redevances sur les utilisateurs d'eau et de financer les ouvrages nécessaires à l'amélioration des ressources et à la lutte contre la pollution.
Cette organisation a été confirmée et complétée en janvier 1992 par une nouvelle loi sur la répartition, la police et la protection des eaux.
Une nouvelle façon d'aborder le problème de l'eau, dans la seconde moitié du XXe siècle, en de nombreux pays, ne pouvait demeurer sans résonance internationale.
Ce qui a abouti à la définition d'une charte européenne de l'eau en 1968, et aux "proclamations" de la Conférence de Stockholm en 72, suivies, cette même année, du programme de l'Unesco "L'homme et la biosphère", ainsi que de celui de l'ONU pour l'environnement.
Ces manifestations ont appelé à une mobilisation générale pour la défense du patrimoine écologique, de l'eau notamment, dans le monde entier.
Par ailleurs, la demande mondiale d' eau croîssant plus vite que la population, se pose le problème des limites de la ressource et ce, dans de nombreuses régions.
L'homme prend aussi conscience de la nécessaire protection de l'eau contre des agressions qui pourraient en détériorer irrémédiablement la qualité et, par conséquent, celle de l'environnement tout entier pour les générations futures.
Enfin, les dimensions prises par de nouveaux aménagements à finalités multiples engageant l'avenir de plusieurs générations appellent la coordination et l'arbitrage entre les intérêts opposés.
Cet arbitrage ne peut être rendu que par les plus hautes autorités politiques, nationales ou régionales.
Abordons à présent les critéres d'altération de la qualité:
paramètres caractéristiques de la qualité de l'eau:
Quelques paramètres sont jugés suffisants pour caractériser l'ensemble des altérations physiques et biochimiques: la charge des Matières En Suspension MES, en Matières Oxydables MO, et en oxygène dissous, la teneur en nitrates, en phosphore et en chlorophylle, l' Indice Biologique Global, IBG.
La charge en Matières Oxydables est mesurée par les Demandes Biologiques DBO5, et Chimiques DCO, en Oxygène.
La raréfaction de ce gaz indispensable à l'équilibre biologique des milieux aquatiques, notamment par élévation, naturelle ou non, de la température de l'eau, peut provoquer la mort d'êtres vivants qui l'habitent.
Une forte DBO5, est l'indice de fertilité du milieu et d'une active biodégradation des matières organiques. Si les bactéries aérobies, réductrices, viennent à manquer d'oxygène, la décomposition anaérobie des matières organiques accumulées provoque le dégagement de gaz et de substances toxiques.L'introduction dans l'eau de nutriants (principalement des nitrates et des phosphates) accélère donc un processus naturel d'eutrophisation, qui est devenu une forme de pollution des plus répandues et des plus tenaces. L'excès de phosphore substance nécessaire à la vie à doses modérées est ainsi la cause principale des proliférations d'algues dans les eaux continentales et littorales, et à l'origine indirecte de toxines.
L'eau et son usage domestique:
Eau destinée à la consommation humaine,
La consommation d'eau à usage domestique et public augmente avec la croissance démographique, les progrès de l'hygiène et l'urbanisation.
Si 2 à 3 litres d'eau par jour peuvent suffire aux besoins vitaux d'une personne, dans un environnement collectif la consommation moyenne par individu s'élève à une trentaine de litres dans certaines grandes villes des pays tropicaux, et à plus de 1000 litres dans les pays les plus riches ou les métropoles les mieux équipées.
Le chiffre moyen pour la France oscille entre 200 et 300 litres... Cette eau n'est évidemment pas destinée à la seule alimentation, mais à tous les usages domestiques et municipaux (services de sécurité et de nettoiement, arrosage des jardins, fontaines ornementales, etc.).
De petites exploitations agricoles, des usines et des ateliers sont parfois reliés aux réseaux collectifs d'adduction d'eau potable, car il est rare que des réseaux séparés puissent satisfaire les besoins distincts de ceux des villes. En effet, si la part de l'eau distribuée destinée à l'alimentation est la plus faible, toute l'eau mise à la disposition des usagers doit satisfaire aux normes de potabilité.L'EAU ET SON UTILISATION INDUSTRIELLE
L'EAU, L'INDUSTRIE ET LA POLLUTION:
A de rares exceptions près, l'eau est omniprésente dans l'industrie.
Son potentiel énergétique est utilisé soit sous forme gravitaire, particulièrement dans la production d'électricité, soit sous forme de vapeur dans les centrales thermiques.
Les eaux de refroidissement industriel sont utilisées principalement dans les centrales thermiques et thermonucléaires, les raffineries de pétrole, les industries sidérurgiques et chimiques.
L'eau, comme fluide et solvant, est utilisée pour toutes les formes de lavage et d'entraînement des déchets dans les industries les plus variées: textile, chimique, métallurgique, papetière, agroalimentaire.
Enfin, l'eau entre comme matière première dans des produits fabriqués tels que les boissons, le sucre, les médicaments, la pâte à papier, les agglomérés, les colorants et les teintures.
Les besoins en eau varient beaucoup en quantité et en qualité selon le type d'industrie, la technique en usage dans une même branche industrielle et le taux de recyclage de l'eau à l'intérieur de l'usine.
Ainsi, les centrales hydroélectriques restituent en général l'eau sans prélèvement quantitatif ni modification de qualité. Elles peuvent, en revanche, changer le régime des écoulements.
Par contre, les centrales thermiques, et surtout nucléaires, prélèvent, non sans effets sur le milieu naturel, d'énormes quantités d'eau pour leur refroidissement, ce qui explique leur localisation au bord de la mer ou près des grands fleuves. EDF restitue 95 % des 17 milliards de mètres cubes qu'elle prélève.
Pourtant, en dépit de l'accroissement général des activités, la consommation industrielle de l'eau augmente peu: le recyclage des eaux de lavage, notamment, a permis de réaliser des économies considérables.
Le volume d'eau utilisé par tonne de sucre produite a pu descendre, par exemple, de 20 m3 à 0,3 m3.
Les industries textile, papetière et sidérurgique ont également fait un effort dans ce sens.Un problème majeur demeure cependant: après usage, les industries rejettent des eaux polluées, qui doivent être épurées.
POUR TERMINER, NOUS ABORDERONS LE TRAITEMENT ET LE RECYCLAGE DE L'EAU
LES EAUX USEES, LEUR TRAITEMENT LEUR RE-UTILISATION:
Les eaux usées sont de trois sortes,
a) les eaux ménagères,
b) les eaux résiduaires industrielles,
c) les eaux de ruissellement (lavages des rues) et de drainage (terres agricoles).
L'évacuation (essentiellemnt cas a et b) se fait en direction de l'égout unitaire qui aboutit à la station d'épuration.
L'épuration:
Les eaux subissent, dans une première phase, une épuration mécanique séparant la boue des eaux usées: grilles, dessableur, décanteur primaire; ce dernier est un grand bassin où le courant est presque nul et où les matières en suspension les plus grossières se déposent sur le fond.
Un racleur pousse la boue jusque dans un puisard, elle est ensuite pompée dans les digesteurs, où elle se dégrade en quelques mois. Le gaz méthane recueilli dans un gazomètre sert au chauffage des digesteurs. Pratiquement inodore, la boue digérée est mise à la disposition de l'agriculture (engrais).
Après l'épuration mécanique, l'eau est débarrassée d'un tiers de ses matières polluantes mais contient encore des substances en fine suspension et d'autres, dissoutes.
La seconde phase, l'épuration biologique, repose sur l'autoépuration naturelle de l'eau qui est accélérée par enrichissement artificiel en oxygène, sous forme d'air comprimé dans un bassin d'aération. La boue fine restant dans l'eau à ce stade est constituée de micro-organismes, qui transforment une partie importante des matières polluantes biodégradables qui restent encore (d'où son nom de boue activée), dans le bassin décanteur secondaire.
Ces boues activées se déposent et sont remises en circulation dans le bassin d'aération (mouvement permanent). L'eau épurée est conduite vers l'exutoire (rivière, lac ou mer).
Seuls des détergents non biodégradables subsistent. L'épuration mécano-biologique permet d'éliminer au moins 95 % des impuretés organiques de l'eau d'égout et la moitié des sels nutritifs dissous (composés de l'azote, du phosphore ou du potassium).
Certaines industries (papier, colorants, métaux, huiles et graisses, photo, nucléaire, etc.) épurent leurs eaux résiduaires en fonction de la nature des polluants.