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Auteur: Sources d'Europe, Centre
d'Information sur l'Europe
Mise à jour le: 04/09/2001
REDUIRE LES DECHETS ET LES NUISANCES SONORES:
DECHETS
- La quantité totale de
déchets générée chaque année en Europe s'élève à environ
2 milliards de tonnes, dont
plus de 40 millions de tonnes de déchets dangereux.
- L'élimination des déchets pollue les eaux et les sols.
Leur incinération constitue la plus importante source
d'émission de dioxines, substances hautement toxiques et causes
de cancer et dégénérescence mentale.
Les deux autres sources de dioxine importantes sont les usines
sidérurgiques et le brùlage du bois.
Parallèlement, près de 20 %
de la population d'Europe occidentale souffre de niveaux de bruit
jugés inacceptables par les experts. Ces nuisances
sont causées par la circulation, l'industrie et par les diverses
activités de loisirs. Les effets engendrés sont la perturbation
du sommeil, les troubles auditifs ou physiologiques
(essentiellement cardio-vasculaires) ou la perturbation de la
communication.
Face à ces enjeux, les pays de l'Union européenne développent
une règlementation commune pour contrôler la circulation des
déchets, encourager le recyclage et fixer des plafonds aux
émissions de substances toxiques.
- Concernant la pollution sonore, la
Commission européenne tente d'instaurer des plans d'action de
lutte, aux niveaux local, national et communautaire.
CIRCULATION INTERDITE AUX
DECHETS DANGEREUX
- Selon le principe de proximité, les déchets doivent être
traités au plus près de leur lieu de production sous la
responsabilité du pays qui les a produits. Selon le principe
d'autosuffisance, chaque pays doit se doter des installations
nécessaires au recyclage. Une aide peut être apportée par la
BEI - BANQUE
EUROPEENNE D'INVESTISSEMENT - aux
municipalités qui se lancent dans la valorisation des déchets.
Entre les pays de l'Union européenne, les déchets non dangereux
circulent librement accompagnés d'un document de suivi. En
revanche, les déchets dangereux,
par exemple radioactifs, circulent de manière très
règlementée. Suite au rejet accidentel de
dioxine en 1976 sur la commune de Seveso (Italie), une
directive européennne prévoit depuis 1962, des mécanismes de
contrôle et de surveillance. - Vers des pays tiers (non
membres de l'Union européenne), les déchets non dangereux
peuvent être exportés pour recyclage avec l'accord du pays
d'accueil et en fonction de sa capacité de recyclage. L'Union
européenne a signé la Convention Internationale de Bâle, qui
interdit, depuis 1998, l'exportation de déchets dangereux,
qu'ils soient destinés au recyclage ou à l'élimination.
DES DECHETS MOINS NOMBREUX OU TRES RECYCLABLES
- La première chose à faire est de produire moins de
déchets. C'est pourquoi l'Union européenne attribue un label
écologique, l'ECOLABEL, à certains produits industriels
(électroménager, ampoules électriques, peintures....) qui ne
détériorent pas l'environnement pendant tout leur cycle de vie
(production, utilisation, élimination).
En France, l'industriel doit déposer un dossier de candidature,
auprès de l'AFNOR, qui dispose de la liste complète des
produits écolabellisés.
Une directive européenne impose le recyclage des emballages et
déchets d'emballage. Cependant, malgré des résultats
encourageants dans le recyclage du papier et du verre, la
production de déchets continue de croître de façon constante.
Entre 1985 et 2000, elle a augmenté d'environ 30 % en Europe.
Ausein de l'Union européenne, les Etats membres et les
collectivité territoriales sont obligés :
- d'établir des plans de gestion des déchets fixant des
objectifs de prévention, de réduction, de\par récupération et
d'élimination écologiquement sùre des déchets:
- de mettre en place des usines d'élimination des déchets ne
dépassant pas des valeurs limites\par d'émissions toxique.
Les procédures d'infraction dans le domaine des déchets
demeurent nombreuses dans tous les Etats membres de l'Union
européenne et portent aussi bien sur la transposition des
directives, que sur la mauvaise application de la réglementation
nationale.
En 2000, la France fait toujours
l'objet d'une procédure d'infraction pour ne pas avoir établi
des plans de gestion des déchets.
LUTTE CONTRE LE BRUIT.
Depuis 1993, la lutte contre le bruit est fixée par le
cinquième programme d'action pour la protection de
l'environnement (un sixième programme est en cours de
préparation).
Des directives définissant les émissions sonores pour les
machines agricoles et sylvicoles, les appareils ménagers, les
décapeuses, les machines et appareils de chantier, les tondeuses
à gazon, les automobiles, les motos, et les poids lourds.
En revanche, pour des raisons techniques, aucune règlementation
communautaire n'existe pour les trains. Chaque Etat membre
envisage de limiter le niveau de bruit du matériel ferroviaire.
En ce qui concerne la règlementation sur le bruit des avions,
elle correspond aux normes fixées par l'Organisation de
l'aviation civile internationale (OACI), selon la masse de
l'aéronef et le nombre de moteurs.
Les avions bruyants, sans certificat
acoustique, de plus de 25 ans, sont interdits sur le territoire
communautaire.
Depuis le 4 Mai 2000, les avions
équipés de "hushkits" (systéme
américain permettant d'atténuer le bruit des vieux avions)
sont progressivement interdits et
le seront totalement à partir du 1er Avril 2002.
Enfin, la Commission
européenne propose d'établir:
- des "cartes
de bruit"
pour les agglomérations urbaines de plus de
100.000 habitants et pour les zones situées à proximités de
grands axes routiers et ferroviaires et de grands aéroports.
Ces cartes seront
publiées au niveau local afin de tenir la population informée
et serviront de base aux plans d'action locaux.
Une synthèse des données
permettra la mise en place d'une base de données afin de publier
des panoramas de la situation dans l'Union européenne, tous les
cinq ans.