25 janvier 2004 8:00 Aéroports:
Gilles de Robien défend ses choix contre le bruit PARIS (AP)
- Le ministre des Transports Gilles de Robien a affirmé
dimanche qu'il n'avait trouvé à son arrivée au gouvernement en
juin 2002 «aucun dossier sur un troisième aéroport» destiné
à soulager Orly et Roissy et qu'il avait donc «préféré
prendre des mesures très concrètes pour faire baisser le bruit».
»Plutôt que de faire croire qu'il y aurait un aéroport dans 20
ans, un de plus dans la région parisienne, j'ai préféré
prendre des mesures très concrètes pour baisser le bruit avec
moins d'avions, moins d'avions bruyants et l'interdiction de
construire une cinquième piste», a-t-il expliqué sur France-Info.
»J'ai bien conscience que ces nuisances sonores deviennent
vraiment insupportables pour les riverains», a poursuivi le
ministre, interrogé à quelques heures de la manifestation de
riverains d'Orly et Roissy à Paris. Mais «depuis un an on a des
réponses concrètes et réelles: on répond en termes
d'isolation phonique pour les logements mais surtout en baisse de
trafic, aussi bien sur le site de Roissy que sur celui d'Orly,
mais surtout des baisses de trafic la nuit».
Les promesses gouvernementales de réduction du trafic en 2004,
surtout la nuit, représentent «d'énormes efforts faits par les
compagnies d'aviation et par La Poste», a souligné M. de Robien.
»Pour la première fois, le trafic nocturne est largement en
baisse. Cela a commencé en 2003 et cela va se poursuivre pendant
les cinq années qui viennent», a-t-il assuré. «J'ai pris des
arrêtés pour cela, pour interdire des vols qui ne sont pas
programmés, pour limiter le trafic nocturne en ne restituant pas
de créneaux rendus par les compagnies aériennes, en interdisant
les avions les plus bruyants, en interdisant également la
construction d'une cinquième piste à Roissy.» AP
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© AP - The Associated Press. Tous droits réservés.
DEMAIN, LE FRONT sera commun mais ni les mots d'ordre ni le discours ne seront unitaires. La manifestation rassemblera à Paris des dizaines d'associations d'Ile-de-France en lutte contre les nuisances aériennes, avec l'appui d'élus et de parlementaires. Combien seront-ils à emmener la manoeuvre du Champ-de-Mars à Denfert-Rochereau ? Peu importe.
Rassemblement demain à 13 heures, au Champ-de-Mars (métro Ecole-Militaire). Départ de la manifestation à 14 heures.
(LP/GUY GIOS.)![]() |
| Un avion survole la commune francilienne de Goussainville avant d'atterrir à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, au nord de Paris. Des associations de riverains et des élus d'Ile-de-France ont appelé à une manifestation dimanche après-midi à Paris pour protester contre les nuisances, notamment sonores, causées par le trafic aérien autour de Roissy et Orly. © REUTERS. Photo d'archives. |
PARIS - Des associations de riverains et des élus d'Ile-de-France ont appelé à une manifestation dimanche après-midi à Paris pour protester contre les nuisances, notamment sonores, causées par le trafic aérien autour de Roissy et Orly.
Deux millions de Franciliens sont aujourd'hui considérés comme directement concernés par le passage d'avions à moins de 3.000 m d'altitude. Beaucoup voyaient dans la perspective d'un troisième aéroport l'espoir de réduire les nuisances liées à l'augmentation du trafic à Roissy et Orly.
Mais le ministre des Transports et de l'Equipement a déclaré dimanche sur France Info qu'il n'y a "jamais eu" de dossier concernant la construction éventuelle d'un troisième aéroport international pour l'Ile-de-France.
"Il n'y a jamais eu de dossier et je n'ai trouvé dans le ministère qu'on m'a confié en juin 2002 aucun dossier sur un troisième aéroport. Certes des annonces, mais aucun dossier", a dit Gilles de Robien.
La construction d'un troisième aéroport international dans la "région capitale" pour désengorger ceux de Roissy et d'Orly a été régulièrement évoquée depuis au moins une quinzaine d'années par les gouvernements successifs. Des études ont même été faites pour trouver le site le plus adéquat.
Gilles de Robien a justifié sur France-Info l'abandon du projet de troisième aéroport par la nécessité de prendre rapidement des mesures pour réduire les nuisances sonores.
"Je me suis posé la question de savoir comment on pouvait réellement rendre service aux riverains", a-t-il expliqué. "Plutôt que de leur faire croire qu'il y aurait un aéroport dans 20 ans peut-être, un de plus, dans la région parisienne, j'ai préféré prendre des mesures très concrètes pour baisser le bruit, à Roissy notamment, avec moins d'avions bruyants et l'interdiction de construire une cinquième piste."
"Pour la première fois, le trafic nocturne est largement en baisse. Ça a commencé en 2003, ça va se poursuivre pendant les cinq années qui viennent", a-t-il assuré. "J'ai pris des arrêtés pour interdire les vols qui ne sont pas programmés (...) pour limiter le trafic nocturne en ne restituant pas les créneaux qui sont rendus par les compagnie aériennes, en interdisant les avions les plus bruyants."
Dans le Journal du Dimanche, trois élus franciliens se prononcent contre l'extension du trafic aérien à Roissy et la construction de nouvelles pistes sur cette plate-forme mais divergent sur la nécessité ou non d'un troisième aéroport.
Jean-François Copé, candidat UMP à la présidence du conseil régional, estime qu'il "faut mieux répartir le trafic sur l'ensemble du territoire national, en utilisant les grands aéroports de province".
Le président socialiste sortant, Jean-Paul Huchon, plaide pour l'étude d'une troisième plate-forme aéroportuaire mais "hors région Ile-de-France", tout en admettant que ce n'est pas la seule solution envisageable. Il prône aussi l'interdiction pure et simple du trafic de nuit.
Le candidat UDF, André Santini ne veut de troisième aéroport ni en Ile-de-France ni à sa périphérie. "Il faut en finir avec la promesse improbable d'un troisième aéroport géant, sorti de nulle part, à l'horizon 2020", dit-il.
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/img src='/img/lettrines/l.gif' align='left'>Les riverains des aéroports parisiens d'Orly et de Roissy ont tenté de se faire entendre, hier, en organisant une manifestation bruyante dans les rues de la capitale. Le cortège, fort de 2 500 personnes selon la préfecture de police, a fait deux haltes sonores : une devant le siège de la DGAC (Direction générale de l'aviation civile), dans le quartier de Montparnasse, et une autre à Denfert-Rochereau, devant les locaux d'ADP (Aéroports de Paris), qui gère les deux plates-formes franciliennes. Dans le défilé, deux camions équipés de haut-parleurs simulaient à intervalles réguliers le bruit des avions au décollage ou à l'atterrissage. Le cortège comprenait de nombreux maires, députés, conseillers régionaux et généraux, de tous bords politiques, souvent élus dans des secteurs exposés aux nuisances aériennes.
Betteraves et lapins. On notait aussi la présence de Robert Hue, maire PCF de Montigny-lès-Cormeilles (Val-d'Oise) ou Christine Boutin, députée UMP de Rambouillet (Yvelines). Deux villes pas spécialement troublées par les aéroports, mais, à l'approche des élections régionales et cantonales d'avril, beaucoup d'élus ont tenu à montrer qu'ils étaient proches d'une préoccupation quotidienne : le bruit des avions.
Pour résoudre ce problème, d'aucuns réclament la construction d'un troisième aéroport au milieu des champs de betteraves, où seuls les lapins sauvages et les oiseaux seraient dérangés. Fin 2001, le gouvernement Jospin avait donné corps à cette idée en retenant un site (Chaulnes, dans la Somme, à 130 km de Paris) pour réaliser une nouvelle plate-forme aéroportuaire. Trop beau pour être vrai. Chaulnes ne se trouve pas dans un désert rural, mais dans un triangle compris entre Amiens, Saint-Quentin et Arras, bassins d'habitat non négligeables. En réalité, une grande métropole cherche à se débarrasser de ses nuisances en les exportant ailleurs.
Les arguments pour contrer le projet ne manquent pas : ses adversaires font observer qu'un aéroport amène inévitablement des hôtels, des entreprises, des bureaux, des locaux d'activité et des milliers d'emplois. Et, donc, autant de salariés et de familles qu'il faut loger... à proximité des nuisances. Au final, une zone vierge de toute atteinte environnementale serait souillée pour rien. D'autres mettent en exergue le coût démesuré du projet, estimé à une dizaine de milliards d'euros. Car, pour être viable, un aéroport si éloigné doit être raccordé au centre de l'Ile-de-France par une ligne de TGV, ce qui rend la note salée.
Député-maire UDF d'Amiens, l'actuel ministre de l'Equipement et des Transports, Gilles de Robien, s'était vertement opposé au projet. Dès son arrivée au pouvoir, il a manoeuvré pour le faire enterrer sous couvert d'une mission parlementaire. Pour autant, le gouvernement ne peut faire abstraction du mécontentement des riverains de Roissy et d'Orly. Hier, sur France Info, le ministre a justifié ses choix : «Plutôt que de faire croire [aux riverains] qu'il y aurait un aéroport dans vingt ans peut-être (...), j'ai préféré prendre des mesures très concrètes pour faire baisser le bruit.»
Baisse du trafic. Samedi, à la veille de la manifestation, ses services ont publié une série de fiches techniques montrant une petite baisse du trafic aérien sur Roissy (- 0,6 %) et Orly (- 3,1 %). Si elle est essentiellement imputable à la crise économique et à la faillite de compagnies telles qu'Air Lib, un effort a été fait pour diminuer le nombre de vols nocturnes à Roissy (Orly bénéficie d'un couvre-feu entre minuit et 5 heures). De plus, les avions les plus bruyants sont interdits de vol dans l'espace aérien européen depuis le 1er avril 2002 et les aides à l'insonorisation des logements situés dans les périmètres de gêne sonore (PGS) sont augmentées. Mais il n'y a pas (encore) d'avions silencieux, ni d'aéroport miracle au milieu de nulle part.
| Dépêche Reuters | |
Ile-de-France/Robien-Il n'y a pas de dossier troisième aéroport* (Avec manifestation contre les nuisances, § 5) PARIS, 25 janvier (Reuters) - Il n'y a "jamais eu" de dossier concernant la construction éventuelle d'un troisième aéroport international pour l'Ile-de-France, a déclaré dimanche le ministre des Transports et de l'Equipement à France Info. "Il n'y a jamais eu de dossier et je n'ai trouvé dans le ministère qu'on m'a confié en juin 2002 aucun dossier sur un troisième aéroport. Certes des annonces, mais aucun dossier", a dit Gilles de Robien. La construction d'un troisième aéroport international dans la "région capitale" pour désengorger ceux de Roissy et d'Orly a été régulièrement évoquée depuis au moins une quinzaine d'années par les gouvernements successifs. Des études ont même été faites pour trouver le site le plus adéquat. Des associations de riverains et des élus d'Ile-de-France ont appelé à une manifestation dimanche après-midi à Paris pour protester contre les nuisances, notamment sonores, causées par le trafic aérien autour de Roissy et Orly. * Selon la préfecture de police, la manifestation a réuni 2.500 personnes, en tête desquelles avaient notamment pris place le président socialiste de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, et l'ancien secrétaire national du Parti communiste, Robert Hue. Deux millions de Franciliens sont aujourd'hui considérés comme directement concernés par le passage d'avions à moins de 3.000 m d'altitude. Beaucoup voyaient dans la perspective d'un troisième aéroport l'espoir de réduire les nuisances liées à l'augmentation du trafic à Roissy et Orly. Gilles de Robien a justifié sur France-Info l'abandon du projet de troisième aéroport par la nécessité de prendre rapidement des mesures pour réduire les nuisances sonores. "Je me suis posé la question de savoir comment on pouvait réellement rendre service aux riverains", a-t-il expliqué. "Plutôt que de leur faire croire qu'il y aurait un aéroport dans 20 ans peut-être, un de plus, dans la région parisienne, j'ai préfére prendre des mesures très concrètes pour baisser le bruit, à Roissy notamment, avec moins d'avions bruyants et l'interdiction de construire une cinquième piste." "Pour la première fois, le trafic nocturne est largement en baisse. Ça a commencé en 2003, ça va se poursuivre pendant les cinq années qui viennent", a-t-il assuré. "J'ai pris des arrêtés pour interdire les vols qui ne sont pas programmés (...) pour limiter le trafic nocturne en ne restituant pas les créneaux qui sont rendus par les compagnie aériennes, en interdisant les avions les plus bruyants." Dans le Journal du Dimanche, trois élus franciliens se prononcent contre l'extension du trafic aérien à Roissy et la construction de nouvelles pistes sur cette plate-forme mais divergent sur la nécessité ou non d'un troisième aéroport. Jean-François Copé, candidat UMP à la présidence du conseil régional, estime qu'il "faut mieux répartir le trafic sur l'ensemble du territoire national, en utilisant les grands aéroports de province". Le président socialiste sortant, Jean-Paul Huchon, plaide pour l'étude d'une troisième plate-forme aéroportuaire mais "hors région Ile-de-France", tout en admettant que ce n'est pas la seule solution envisageable. Il prône aussi l'interdiction pure et simple du trafic de nuit. Le candidat UDF, André Santini ne veut de troisième aéroport ni en Ile-de-France ni à sa périphérie. "Il faut en finir avec la promesse improbable d'un troisième aéroport géant, sorti de nulle part, à l'horizon 2020", dit-il. /EJ l'HUMANITE /!--/htdig_noindex--> /SPAN class="titre">Expliquez-vous Simone Nérome, présidente de l'Association des riverains des villes du Val-d'Oise Vous participez activement avec de nombreuses autres associations à la préparation de la manifestation contre les nuisances aériennes dimanche 25 janvier. Quelle est la situation actuelle ? /p class="spip"> Simone Nérome. Les populations sont excédées par les revirements successifs, les promesses oubliées. En 1996, est apparu le projet du troisième aéroport et le développement de la plate forme de Roissy-Charles-de-Gaulle. En 1997, le troisième aéroport est annulé. En 2001, le projet revient, et on parle d'une implantation à Chaulnes. Enfin en 2002, avec l'arrivée d'un nouveau gouvernement, M. Robien annule le projet, une semaine à peine après sa nomination et il pousse à la réalisation de deux pistes supplémentaires à Roissy. Les gens vivent ça comme une provocation. /p class="spip"> Le trafic est-il à ce point en augmentation ? /p class="spip"> Simone Nérome. L'Île-de-France représente 80 % du trafic national. Deux millions de personnes dans la région sont survolées en permanence, ce qui entraîne des problèmes de santé graves, dus au bruit et à la pollution chimique dont on parle assez peu. Il faut savoir que la pollution atmosphérique engendrée par les aéroports parisiens est équivalente à celle de deux boulevards périphériques. Autour de Roissy, 438 000 personnes sont survolées à basse altitude, c'est-à-dire en dessous de 1 000 mètres, 24 heures sur 24 par des avions. Et le trafic va doubler d'ici 2015 ou 2020. /p class="spip"> Qu'est ce que vous revendiquez ? /p class="spip"> Simone Nérome. Nous proposons le développement de la plate forme de fret de Vatry dans la Marne. Nous luttons pour l'instauration d'un couvre-feu à Roissy, que les gens aient une plage de silence, comme à Orly. Il faut également réduire le nombre de mouvements et bien sûr engager le chantier du troisième aéroport. Je remarque qu'à l'étranger il y a des efforts faits pour réduire les nuisances. C'est le cas à Francfort, par exemple, qui a une utilisation des pistes plus respectueuse qu'à Roissy. L'action va se poursuivre après la manifestation de dimanche. Nous avons l'intention d'engager des poursuites judiciaires auprès des instances européennes et nous allons commencer en février une enquête épidémiologique qui concernera mille personnes. /p class="spip"> J. M.24H.CH (Suisse) |
par Pierre-Yves Roger PARIS (AP) - Exaspérés par le bruit des avions, plusieurs milliers de personnes ont défilé dimanche après-midi à Paris pour protester contre les nuisances aériennes en Ile-de-France et demander la création d'une plate-forme aéroportuaire internationale en dehors de la région. »Non aux vols de nuit, oui au troisième aéroport», criaient notamment les manifestants venus des communes d'Ile-de-France incommodées par les nuisances sonores des aéroports de Roissy et d'Orly, lors du défilé entre le Champ-de-Mars et la place Denfert-Rochereau. On notait notamment en tête du cortège (2.500 personnes, selon la police, 10.000, selon les organisateurs), la présence de Jean-Paul Huchon, le président de la région Ile-de-France, mais aussi celle de Christine Boutin, députée UMP des Yvelines, et de Robert Hue, maire de Montigny-les-Cormeilles (Val-d'Oise). Suivaient de nombreux élus portant une écharpe tricolore, alors que des haut-parleurs diffusaient des enregistrements de bruits d'avion. Sur les banderoles brandies par les manifestants, on pouvait lire »Ras-le-bol des survols», «Oui au couvre-feu, les riverains d'Orly et de Roissy solidaires», «Kérosène, décibels, poisons du ciel», »Non aux vols de nuit, le fret à Vatry», «Le bruit, ça suffit», »Ciel propre», «Non au développement inconsidéré du transport aérien», ou encore «Touche pas à mon ciel, non aux avions bruyants». Réagissant aux déclarations du ministre des Transports Gilles de Robien, qui avait affirmé dans la matinée sur France-Info avoir pris «des mesures très concrètes pour faire baisser le bruit», Simone Nerome, la présidente de l'Advocnar (association de défense contre les nuisances aériennes, à l'origine des manifestations), a assuré que c'était «complètement faux». «A Roissy, il y a deux vols de nuit en moins. Sur 162 vols, ce n'est rien», a-t-elle déclaré à l'Associated Press. Jean-Paul Huchon, le président socialiste de la région Ile-de-France, a souligné pour sa part que ces mesures étaient insuffisantes et que M. de Robien «ferait mieux de se préoccuper des vraies améliorations à apporter». »La première, ce serait d'interdire les vols de nuit tout de suite, le couvre-feu jusqu'à six heures du matin, de permettre à l'aéroport de Vatry (Marne) de développer le fret pour dégager Roissy et les nuisances aéroportuaires», a expliqué M. Huchon à l'AP. »M. de Robien devrait enfin remettre sur le chantier un troisième aéroport, une troisième plate-forme, ou un système de TGV extrêmement performant dans les villes de province, mais en tout cas ne pas rester les bras ballants parce qu'on sait très bien que si rien n'est fait, un jour ou l'autre, on nous imposera l'extension du trafic de Roissy», a-t-il ajouté. La présidente de l'Advocnar a affirmé quant à elle que les promesses étaient oubliées à chaque changement de gouvernement. «Ce qui exaspère les populations, c'est les engagements non tenus, les revirements. Tous les deux ans, on nous propose un leurre nouveau. Il y a des effets d'annonce, mais en réalité, notre situation s'aggrave». »Ce qu'on demande, c'est qu'il y ait vraiment une décision qui soit prise, qu'on s'y tienne, qu'on mette en chantier ce troisième aéroport. Et en attendant, qu'on transfère le transport de fret sur un aéroport spécialisé, à Vatry, qu'on arrête les vols de nuit, qu'on améliore les procédures d'approche», a-t-elle souligné. »Dans la journée on supporte parce qu'il y a d'autres bruits ambiants, mais la nuit, c'est insupportable», a lancé Monique Trollé, qui habite depuis 25 ans à Franconville (Val-d'Oise), près de l'aéroport de Roissy. «Je suis réveillée plusieurs fois par nuit par un bruit assourdissant et répétitif», a-t-elle affirmé, en précisant que la situation avait empiré depuis quatre ou cinq ans. »Je me pose la question de savoir si je resterai encore, et je ne suis pas la seule à envisager de déménager». AP pyr/cov/cr © AP - The Associated Press. Tous droits réservés. |