RAPPORT CATASTROPHE DES CONTROLEURS DU CIEL (suite)
- Selon les chiffres avancés dans l'étude, " la saturation du système de contrôle de
l'espace aérien a bon dos " : avancée
pour expliquer 64 % des retards subis par les voyageurs, elle ne
concerne en réalité que 28 % des problèmes.
- L'autre commission, plus spécialement
chargée d'harmoniser les relations entre l'aviation civile et
militaire, est présentée comme " une coquille vide "
incapable de demander aux forces armées et notamment à l'armée
de l'air qui dispose de plus de 70 % de l'espace aérien, de céder
une part de ce domaine (dont il n'a utilisé que 67 % l'an
dernier) au secteur privé.
- Soulignant que " 12
jours de trafic civil sont équivalents à une année de trafic
militaire " le syndicat estime
" indispensable d'optimiser la gestion de l'espace aérien
en fonction des besoins réels de l'Aviation civile et de la Défense
". Les représentants des 36 membres de la Conférence européenne
de l'aviation civile doivent approuver, vendredi, un renforcement
des pouvoirs d'Eurocontrôle favorisant une réduction des
retards, le SNCTA estime qu'il serait " irresponsable de
considérer la sécurité comme définitivement acquise ".
Il réclame une nouvelle amélioration de celle-ci sans laquelle
" l'occurence d'une catastrophe aérienne
sera bientôt telle que le transport aérien perdra la confiance
du public ".
A RETENIR:
- Le trafic aérien,
qui a doublé en quinze ans, sera multiplié par deux d'ici à
2015.
- Les approches
dangereuses entre avions ont augmenté de plus de 50% l'an
dernier en France.
- Le contrôle aérien
n'est responsable que de 28% des retards aériens, le reste
provenant de la saturation des voies réservées aux avions
civils.