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INFOS AGCNA / Aéroport de GENEVE

Bulletin d’information N° 3 - Mai 2001

ASSOCIATION GESSIENNE CONTRE LES NUISANCES DES AVIONS (AGCNA)

EXIGEONS LA RÉDUCTION DES NUISANCES DE L’AÉROPORT DE GENÈVE, SUR LE TERRITOIRE FRANÇAIS

Depuis 1993, notre association dénonce la non application, dans le Pays de Gex, de la réglementation française visant à évaluer et à limiter les nuisances sonores provoquées par le trafic aérien de l’aéroport de Genève. Nous constatons une augmentation très nette de ce trafic et une accroissement du nombre de personnes exposées au bruit des avions. Ainsi, pour l’année 2000, le trafic aérien annuel de Cointrin dépasse ses propres prévisions de plus de 9900 mouvements. Les perspectives pour les prochaines années sont inquiétantes et si rien n’est fait pour maîtriser ce trafic, la qualité de l’environnement des Gessiens se dégradera encore plus. Les efforts constants d’information de notre association auprès des pouvoirs publics et des élus, ainsi que le débat suscité par le renouvellement de la concession d’exploitation de l’aéroport, ont fait que depuis quelque temps, les nuisances aériennes de Cointrin sur le Pays de Gex ne sont plus un sujet tabou. Elus, Administrations, ont compris qu’il n’était plus possible de conserver à notre région un cadre de vie acceptable si le gouvernement français n’intervenait pas. C’est une question de santé publique !

1 - Le renouvellement de la concession d’exploitation de l’aéroport C’est au début du mois de juin 2000 que l’ARAG (Association des Riverains de l’Aéroport de Genève) nous a transmis le dossier complet relatif à l’enquête publique sur le renouvellement de la concession d’exploitation. Le 15 juin 2000, nous avons organisé une réunion publique, à Ferney-Voltaire, afin d’informer les communes gessiennes. Notre association a, dans le cadre de cette enquête publique, remis à l’OFAC (Office Fédéral de l’Air) à Berne, notre opposition sur certains points de cette nouvelle concession d’exploitation. Une concession pour 50 ans est beaucoup trop longue, des trajectoires gênantes sur le Pays de Gex doivent être supprimées, une étude d’impact environnemental pour les communes gessiennes n’est toujours pas réalisée, aucune limitation n’est fixée pour les vols de jour et de nuit, les nuisances de l’aviation légère ne sont pas prises en compte.

2 - Le rapport Sanson
Nous félicitons la commune de Prévessin-Moëns d’avoir mandaté M. C. Sanson, expert en études environnementales pour évaluer les problèmes créés par l’aéroport et pour définir la stratégie à adopter par les communes gessiennes afin de limiter les nuisances subies par ses riverains français.
Cette initiative a été appuyée par d’autres communes gessiennes, notamment Ferney-Voltaire, et par la Communauté des Communes du Pays de Gex. Nous avons collaboré étroitement avec cet expert et nous lui avons remis une importante documentation.
Le rapport de M.C. Sanson confirme la justesse de nos arguments et demande la renégociation de la convention franco-suisse de 1956 sur l’aéroport, afin , en particulier, d’inclure une représentation des collectivités locales.
Les contacts établis par M.C. Sanson avec le Préfet de l’Ain et le Directeur de l’Aviation Civile ont favorisé la convocation de la réunion d’information qui suivra les travaux de la commission mixte franco-suisse, du 22 mai 2001, à la Préfecture de l’Ain. Ce sera la première fois que les maires gessiens et les présidents des associations de riverains suisse et française seront invités à la Préfecture pour être informés et pour s’exprimer directement avec les autorités sur les problèmes de l’aéroport.

3 - Demande d’établissement d’un Plan d’Exposition au bruit (PEB) pour Ferney-Voltaire
L’année passée, une vingtaine de Ferneysiens ont demandé au Ministre des Transports d’établir un PEB, comme l’exige une loi de 1985 pour les villes proches des aéroports. Un PEB vise à réduire l’apport de population dans des zones trop bruyantes. Il est complété par un Plan de Gêne sonore donnant droit, dans certains cas, à des subventions pour l’insonorisation des habitations.
A juste raison, lors de l’élaboration du nouveau Plan d’Occupation des Sols de Ferney-Voltaire, le Préfet de l’Ain a demandé, que, par souci de précaution, les zones suceptibles d’être concernées par un PEB, soit précisées dans le Plan d’Occupation des Sols. Pour l’instant, Ferney-Voltaire n’a toujours pas de PEB! Pourtant, cette réglementation n’interdit pas toutes les constructions sur une commune. Un PEB est un garde-fou contre les excès d’urbanisation dans des zones très bruyantes. Répétons-le, c’est avant tout une mesure de santé publique. Il faut savoir qu’en Suisse tous les grands aéroports sont entourés par des zones de bruit. A Genève-Cointrin, elles sont en vigueur depuis 1987, mais elles s’arrêtent à la frontière !

4 - L’aviation légère
Le trafic des avions légers et des avions d’écolage constitue une gêne importante pour les riverains de Ferney-Voltaire, d’Ornex, de Prévessin-Moëns., Saint Genis-Pouilly et de Chevry. La nouvelle volte qui devait réduire les nuisances subies par les résidents du quartier des Tattes s’est avérée illusoire et inefficace. Les pilotes des avions légers continuent de s’écarter impunément des trajectoires prescrites. C’est la raison pour laquelle notre association ainsi que 35 communes riveraines, situées dans les cantons de Vaud et de Genève et en France, ont demandé aux autorités fédérales le déplacement des activités de l’aéro-club dans un autre secteur du canton de Genève, à Jussy par exemple, comme cela avait déjà été prévu par le Conseil fédéral en 1957, pour des raison de sécurité ! En effet, la mixité du trafic de l’aviation commerciale ( plus de 145000 mouvements en 2000) avec celui des avions légers ( plus de 24000 mouvements en 2000) augmente les risques de collision. La commune de Jussy n’a pas voulu des petits avions. Ils survolent donc Ferney-Voltaire et une bonne partie du Pays de Gex ! Curieusement, la direction de l’aviation civile française ne reconnaît pas l’existence de la piste B, en gazon, utilisée actuellement par l’Aéro Club Suisse pour ses cours d’écolage au-dessus du territoire français.

5 - La révolte des riverains allemands de Zürich-Kloten
Depuis des années, les riverains allemands de la zone nord de cet aéroport se plaignaient du nombre de survols qui augmentait continuellement ( 140000 survols par an).
Devant l’échec des négociations entre les gouvernements allemand et suisse pour régler cette question de nuisances, l’Allemagne a dénoncé cette année la convention qu’elle avait signée en 1984 avec la Suisse pour réglementer le survol de son territoire.
Ainsi, dans un premier temps, le nombre de survols annuels sur l’Allemagne sera ramené à 100000. De plus, le trafic de jour et de nuit, le samedi et le dimanche, sera réglementé. Pas de trafic avant 9 heures du matin et après 22 heures.
Evidemment ces dispositions destinées à assurer le repos des riverains allemands auront des répercussions sur la répartition du trafic aérien entre les aéroports suisses. D’ores et déjà, les Bâlois s’opposent à tout trafic supplémentaire entre Zürich et Bâle-Mulhouse. Par contre,
les autorités genevoises, elles, se félicitent ouvertement du tranfert éventuel de trafic pour Cointrin. Les riverains suisses et français de cet aéroport s’opposeront par tous les moyens au transfert des avions gros porteurs de Kloten vers Cointrin. Les autorités françaises défendront-elles aussi efficacement les populations résidant dans le Pays de Gex ?

Le bulletin d’information No 4 sera consacré à la réunion d’information du 22 mai avec le Préfet et au nouveau règlement d’exploitation de l’aéroport qui sera publié prochainement.

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AGCNA (Association Gessienne contre les Nuisances des Avions) BP 21 01280 Prévessin-Moëns

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Association déclarée en 1993. Président : André Looten, Ingénieur consulmtant en environnement aéroportuaire et mesures de bruit.
Visitez les sites ARAG-AGCNA : www.aragge.ch et UFNCA : www.ufcna.com