NICE-MATIN
Vendredi 06 Juillet 2001 12:00
"(Voir lettre de Monsieur le Préfet du 07/08/01)"
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Nice-Actualité ![]()
Voie rapide : enquete publique à l'automne...
Riverains et élus reclament des
protections acoustiques renforcées pour ce prolongement de la
voie jusqu'à
Saint-Augustin Après le coup d'éclat des
riverains, en 2000, qui avaient obtenu
une victoire inattendue en reussissant a faire annuler la Déclaration
Publique par les tribunaux, le prolongement de la voie rapide
repart de
l'avant.
La Ville a transmis un nouveau dossier de D.U.P. au
préfet, Jean-René
Garnier et ce dernier devrait fixer prochainement les dates de
l'enquête
publique. Celle-ci se déroulera à l'automne, fin septembre ou début
octobre,
selon toute vraisemblance. La procédure suivra alors son cours :
bilan de
l'enquête, avis favorable ou non du commissaire-enqueteur, delibération
du
conseil municipal pour enteriner le projet revu et corrigé,
lancement des
appels d'offres.
400 millions de francs au bas mot... Pour
aboutir à un début des travaux à
la fin 2002, ou, plus probablement, dans le courant 2003. Tel est
du moins
l'objectif affiche par l'adjoint aux travaux, Guy Geles-Ducarme.
Mais le chemin risque d'etre semé d'embuches, à
commencer par celles que
poseront les adversaires irreductibles du projet...
Pour l'heure, le tronçon s'achève brutalement à la
hauteur du carrefour de
Fabron : la voie appelée à être prolongée, débouche
dans le vide. La distance
à parcourir pour faire la jonction avec la sortie de Saint-Augustin,
est
relativement courte : deux petits kilomètres. Mais les ouvrages
d'art a
réaliser sont nombreux, étant donné la topographie du secteur.
Ce qui
explique le coût élevé de l'opération : 400 millions de
francs.
Un chiffre estimatif qui pourrait sensiblement s'alourdir,
notamment en
raison de nouvelles exigences en matière de lutte contre le
bruit.
Bernard Asso, adjoint au maire, l'a clairement laisse
entendre, avant-hier
soir, lors de la réunion qui s'est tenue au Forum d'Urbanisme,
dans le cadre
de la concertation publique : « Les riverains de la voie
rapide subissent des
contraintes en raison d'un équipement qui profite à tous les Niçois.
Il est
donc légitime de prévoir des « dépenses de confort » pour réduire
au maximum
les nuisances. Il faudra déployer un effort particulier pour les
murs
antibruit ».
Déménager Sainte-Hélène ? Une de ces dépenses
consiste à recouvrir la
nouvelle chaussée à la hauteur de l'école Sainte-Hélène,
afin que les jeunes
élèves puissent continuer a étudier dans des conditions
supportables. Bernard
Asso n'a pas exclu, à terme, un déménagement pur et
simple de cet
établissement scolaire. Une couverture de la voie est
aussi envisagée, un peu
plus loin, devant l'école de la Lanterne.
Protéger les humains mais egalement les élements du
patrimoine : les
« fausses roches » qui ornent le bas du
domaine des Grands Cèdres devraient
être épargnées. Reste à savoir comment, techniquement,
il sera possible de
les enjamber ou de les contourner.
En rappelant que ce projet de doublement était vieux de
trente ans, Paul
Cuturello, conseiller general, a souligné que le niveau
d'exigence des
citoyens en matière de défense du cadre de vie, était plus élevé
aujourd'hui
qu'hier, et qu'il faudra bien en tenir compte.
Et il a lance comme un défi aux futurs maitres d'oeuvre :
« Faisons en sorte
que le confort sonore soit plus important après qu'avant le
prolongement, en
depit de la hausse prévisible du trafic... Faisons jouer la
concurrence entre
les équipes techniques. »
Permis de demolir... Un autre appel a été formulé par
Bernard Asso pour la
demolition, dans les plus brefs delais, des immeubles acquis par
la Ville
dans le cadre des expropriations pour cause d'utilité publique.
Certains de ces bâtiments sont actuellement squattés.
C'est le cas de la
résidence de la Croix du Sud, aux Bosquets, ou des clandestins
d'Europe de
l'Est ont élu domicile. « N'attendons pas le début des
travaux en 2003 pour
raser ces immeubles, source de nuisances pour le voisinage
».
Requête entendue puisque le permis de démolir ces édifices
délabres figure
parmi les déliberations du conseil municipal qui se tiendra ce
13 juillet.
Philippe FIAMMETTI. Vendredi 06 Juillet 2001