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NICE-MATIN du 25/05/01

 

VOIE RAPIDE :

- Où l'on reparle de fermeture de l'AUS de nuit !

Chacun sait qu'outre la protection des riverains dans le respect de la législation, qui avait fait l'objet du dépôt d'un projet de protection, dont vous trouverez le schéma de base dans les pages de ce site, l' adep avait réclamé la fermeture de l'AUS de nuit !!

Compte tenu des nombreux excès de vitesse durant la période nocturne au regard du peu de circulation et des conséquences de ces excès sur l'environnement, et de surcroît générateurs d'accidents, il nous apparaît opportun de prendre en compte cette éventualité.

De plus, notamment à l'ouest, les nuisances engendrées liées à celles non moindres, dues à la présence de l'aéroport, constituent une atteinte au repos des riverans et à leur santé.

L'adep a d'ailleurs déposé quelques 118 plaintes auprès du Tribunal de NICE, lesquelles sont en cours d'examen. (voir les documents liés à ce site et les jugements de la Cour Européenne des Droits de l'Homme sur ce sujet !)

- ON INSONORISE MALRAUX ( Mais est-on sûr d'utiliser les matériaux les mieux adaptés au meilleur coût ?... rien n'est moins sûr. Alors gare à la facture ! Nous y reviendrons ...)

La sortie Est du tunnel fait l'objet d'importants travaux, avec la pose d'un "'matelas" antibruit de 2.400 m2 sur la voûte et les murs. Pour diminuer de deux à trois décibels les nuisances sonores...

L'agglomération niçoise réussira-t-elle un jour à digérer la voie rapide, ce "mal nécessaire" conçu au début des années soixante par l'inténieur Pierre Mathis ?

Si des dizaines de milliers d'automobilistes qui l'empruntent chaque jour, n'imaginent pas la vie sans elle - on a pu le vérifier, vendredi soir, lorsque sa fermeture conjugée à la neutralisation partielle de la Promenade des Anglais, a généré un immense embouteillage qui a exaspéré les automobilistes (1) - pour les riverains, l'autoroute urbaine sud est une source de nuisances quotidiennes qui empoisonnent leur vie.

 

Que faire pour concilier l'inconciliable ? Longtemps, le gatalisme l'a emporté sur la tentation de la révolte, mais depuis quelques années, les "victimes de l'A.U.S." se sont organisées et ils font désormais entendre leurx voix. Avec force.

Etude diagnostic

Cette mobilisation a sans nul doute accéléré la prise de conscience des pouvoirs publics.

Les nuisances ne sont pas une fatalité, il existe des solutions pour les atténuer. Les importants travaux de protection phonique qui viennent de débuter à la sortie Est du tunnel Malraux, en sont l'illustration.

En 1997, une étude diagnostic avait révélé une évidence : le niveau sonore élevé (supérieur à 65 décibels) dont pâtit tout le voisinage; pas étonnant quand on sait qu'une moyenne de 78.000 véhicules circulent tous les jours à la hauteur de ce tunnel! Avec des nuisances amplifiées par l'encaissement du site : le bruit grimpe vers les hauteurs.

Cette sortie Est fonctionne comme une redoutable caisse de résonance. L'explication est technique : le tunel comprime le son, lequel se décomprime brutalement à l'air libre... Et ici, la répercussion est maximum en raison de la configuration étroite du lieu. Tout se conjugue pour aggraver les troubles.

Un matelas de 20 cm d'épaisseur

En Novembre 1999, la pose d'un nouveau revêtement sur la chaussée, entre le Paillon et l'entrée du tunnel, a permis de baisser le niveau sonore de près de trois décibels, ce qui équivaut à la division par deux du travic routier! Une diminution confirmée par une nouvelle campagne de mesures.

Les travaux nocturnes qui ont débuté en début de semaine dernière dans le même secteur, constituent une deuxième phase dont on attend un nouveau gain acoustique.

Cette fois, c'est la partie supérieure de l'ouvrage qui est concernée : les deux grands murs de soutènement de part et d'autre de l'entrée, la voûte, et les parois à l'intérieur même du tunnel sur une longueur de 35 mètres.

De quoi s'agit-il? De recouvrir le béton d'une sorte de matelas, d'une épaisseur de près de vingt centimètres, constitué par des particules de bois.

Un aggloméré dont les multiples pores ont pour fonction de piéger le bruit.

Cet habillage spécial contribue également par sa forme à la lutte contre les nuisances, grâce à des cannelures profondes sur lesquelles les ondes sonores se briseront.

La surface ainsi traitée s'élève à environ 2.400 m2? Ces travaux, prévus pour s'achever à la mi-juin, représentent un coût financier de 2,8 millions de francs.

L'adjoint délégué aux travaux, Guy Geles-Ducarme, n'exclut pas de poursuivre la campagne d'insonorisation sur d'autres tronçons de la voie rapide :

"Nous traitons ce secteur parce qu'il est prioritaire. Nous tenterons ensuite de répondre aux doléances des autres comités de quartier".

Le bruit, en effet, ne se contonne pas à cette sortie Est, même s'il est vrai qu'il atteint ici des sommets.

Le trafic augmente, les décibels aussi...

Les différentes études acoustiques révèlent qu'entre la sortie Ouest de Malraux et le secteur de Saint-Etienne, 15% des logements situés au bord de la voie rapide, sont soumis à des niveaux sonores supérieurs à 65 décibels, 47 % étant sous les 60 décibels.

Sur la portion Saint-Etienne-Saint-Philippe :41 % d'habitations au dessus de 65 décibels, et 17 % sous les 60 décibels.

La situation s'aggrave entre Saint-Philippe et Magnan : 61 % de logements au-dessus de 65 décibels!

MECONTENTEMENT A L'OUEST

Les travaux d'insonorisation du tunnel Malraux provoquent quelques rancoeurs à l'ouest de la ville, et notamment entre Magnan et Fabron, là où la voie rapide a été doublée.

"Ce doublement a provoqué une hausse sensible des nuisances; le bruit se répercute sur les immeubles de la chaussée sud, d'autant que le trafic est à la hause" souligne le président du comité de la Californie, Maurice Fricheteau.

"Nous réclamons que la chaussée sud bénéficie d'un traitement antibruit, comme ceal a été fait pour le prolongement nord avec un enrobé drainant qui a prouvé son efficacité pour absorber le bruit.

Il y a urgence.

Ce dernier met également en cause le comportement des automobilistes qui violent allégrement la limitation de vitesse à 70 km/heure : "Plusieurs roulent à plus de 100 km/heure en toute impunité. les voitures qui respectent la règlementation, se font systématiquement doublées.... Or, le bruit augmente considérablement avec la vitesse".

"il faut attendre..."

En mairie, on fait valoir que la chaussée sud ne pourra être traitée qu'une fois achevé le prolongement de la voie jusqu'à Saint-Augustin : "Nous pourrons alors fermer une voie et dévier la circulation sur l'autre portion". Mais pourquoi ne pas procéder à ces travaux d'insonorisation de nuit, comme à Malraux ?

"Ce n'est pas envisageable, car la pose de l'enrobé drainant nécessite, au préalable, un rabotage profond de la chaussée et donc une fermeture de jour comme de nuit..."

Un mois de fermeture nocturne

Les travaux d'insonorisation devraient s'achever à la mi-juin. Jusque-là, la voie rapide est donc fermée à la circulation, tous les jours sauf le week-end, de 21 heures à 6 heures du matin. Un créneau horaire qui, pourtant, n'est pas souvent respecté puisque dans les faits, l'heure de fermeture intervient plutôt à 20 heures, voire 19 h 45. Cette situation, c'est le moins que l'on puisse dire, n'est pas du goût des usagers, toujours très nombreux à s'engouffrer sur l'A.U.S. une fois leur journée de travail terminée.

De même, il serait tout aussi judicieux de prévoir, au plus vite, un affichage d'avis de fermeture placé bien en amont des entrées de la voie rapide. En effet, les automobilistes en ont assez d'être contraints de faire demi-tour au tout dernier moment, c'est-à-dire lorsqu'ils se retrouvent le nez sur des barrières baissées devant les entrées.

Tout ceci étant dit, pouvait-on éviter ce désagrément aui prive les noctambuses de l'A.U.S.? "Pour des raisons évidentes de sécurité, mais aussi de rapidité d'exécution, ces travaux ne peuvent s'effectuer qu'en l'absence de tout trafic automobile. Or, il ne peut être question de fermer la voie rapide de jour!", souligne Guy Geles-Ducarme.

Une chose est sûre, la fermeture fait néanmoins des heureux : les milliers de riverains qui, durant un mois, peuvent enfin dormir en paix...